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mercredi 24 décembre 2008

San Franciscool, c'est co

C’est toujours sympa d’écrire quelques lignes pour son blog avec vue sur les Rocheuses par le hublot. Aujourd’hui, on va à Boston.

Samedi dernier, 20 décembre, on se sentait le pied marin. Direction le port.
Quelques minutes de bus, et le très fameux Cable Car. Très sympa, avec sur le côté les barres auxquelles s’agripper pour voir le rue de plus près.

Arrivée quelques minutes plus tard, c’est parti pour un petit tour dans la « Bay » en bateau. Aller-retour en dessous du Golden Gate, puis autour du “Rock” (la prison Alcatraz), et retour. Une bonne heure sur l’eau, sympa. Et une super météo, aussi.






Histoire de se reposer, passage par le restaurant de fast-food, style années 50 : Lorry’s Dinner.

Sympa, mais le problème de la bouffe américaine, c’est quand même qu’on a l’impression qu’ils nous ouvrent la bouche, enfoncent tous les ingrédients dedans, et nous demandent d’avaler. Rares sont les repas desquels on sort sans avoir le ventre prêt à exploser. Et ce, même dans un fast-food de luxe. (Pendant la semaine, on s’est rattrapés sur d’excellents restos Perses ou Thaï).

Retour au port, aile “Pier 39”. Près d’une semaine de séjour à San Francisco et c’est là l’endroit le plus touristique qu’on ait vu. Vraiment hallucinant. Bref, petit passage par l’Aquarium. Bon, sympa.

Et puis, détour oblige par toutes les boutiques. Une par une. Tout ça pour satisfaire les désirs de madame. J’apprécie beaucoup le fait que Mélanie a pour principal objectif de faire travailler ma patience.

Le lendemain, dimanche 21 décembre, retour au Golden Gate. Mais cette fois-ci, dessus.

Sous la pluie, ca mouille, mais c’est pas si mal que ça. Marche aller-retour, environ 6 km. Et un trafic incessant.



On se goure de bus, s’arrête pour un nouveau fast-food bien bourrin, et on retrouve notre chemin pour le California Museum of Sciences, juste en face du DeYoung Museum que nous sommes allés voir l’autre jour.

Beaucoup de visiteurs en ce dimanche après-midi, et quelques bons moments. Un aquarium plus intéressant…

… le pendule de Foucault…

… un poil d’histoire de la terre et de zoologie…

… et puis toute une zone sur la question de l’énergie.

Intéressant de voir que dans ce pays très consommateur d’énergie, ce sont les musées, entre autres, qui jouent un tel rôle. C’était déjà le cas à l’aquarium de Pier 39. Les expositions se veulent très éducatives, très interactives, surtout pour les enfants. Une bonne chose, bien sûr. Globalement, dans la ville très libérale, jeune et dynamique qu’est San Francisco, on a rencontré bien plus de signes d’une conscience écologique que dans le Midwest où nous avons passés les 4 derniers mois.

Et enfin une vue du toit du musée. (En face, le musée DeYoung et la tour triangulaire d’où ont été prises quelques photos l’autre jour)

Enfin, lundi 22 décembre, petit passage par la gare maritime de San Francisco…

… et on utilise le BART, genre de métro, pour aller de l’autre côté de la Baie, passer sous la ville industrielle de Oakland et visiter… Berkeley, la fameuse université de Berkeley.

Le campus est bien sûr gigantesque, et même en cette semaine de Noël, il y a toujours un peu d’affluence. On s’invite dans quelques bâtiments.

La bibliothèque. No comment.



La tour « Sather Tower ». Jolie vue.

San Francisco, centre ville.

Le gigantesque stade de l’université.

Le nord de la baie.

Et enfin, Sproul Hall, lieu de tous les discours étudiants dans les mouvementées années 60.

Justement, durant ce semestre, j’ai interprété pour le cours d’American Rhetorical Tradition, le discours d’un activiste dénommé Mario Savio. A Berkeley, l’activisme social des étudiants est bien connu. (A 40 ou 50000 dollars l’année quand même).

Coup d’œil au magasin de Berkeley. Un merchandising impressionnant ; deux étages de produits dérivés—principalement les vêtements que les étudiants et habitants des horizons arborent fièrement. A Truman, c’était le cas aussi, mais à une échelle bien plus petite.

Retour en ville de San Francisco, nouveau petit trajet de Cable Car pour cette fois-ci s’arrêter à la bien connue rue en zig-zag, Lombard Street.


On rencontre un new-yorkais parlant un français parfait (ça peut servir de passer des années à Montréal), et on s’amuse des voitures qui s’alignent en haut de la rue, juste pour traverser la célèbre rue.

Le soir, je m’en veux de ne pas avoir arrêté ma sieste nocturne pour aller voir le film « Milk » projeté dans le cinéma de la rue Castro. Une situation idéale, vu que l’histoire vraie de cet activiste gay a prit naissance dans cette même rue. Sur les écrans français le 9 Mars, il me semble.

Demain, heu, aujourd’hui, départ pour Boston. Vol prévu à 11h45 + 1h30 de retard + 3 faisceaux horaires + 4h45 de vol = arrivée prévue entre 9 et 10h du soir. On verra bien !

A bientôt,

Samuel

(Si seulement vous aviez idée de la vue que j’ai à l’instant…)

(Enfin si, voilà de quoi avoir idée :)

lundi 22 décembre 2008

On continue dans la lancée

Hey hey !

Finalement je joue les prolongations ce soir.

Transition de dingue : jeudi 19 décembre, nous sommes allés visiter l'AT&T Center, stade de l'équipe de Baseball des Giants de San Francisco. Sympa, d'autant plus que nous avons eu la visite pour nous deux, avec Mélanie, avant qu'un type de Los Angeles nous rejoigne un peu plus tard. En cette fin de saison, le terrain est utilisé pour d'autres occasions (ici, en préparation à un match universitaire de football américain). Vue d'une suite à $6000/match.

L'occasion de prendre quelques photos de la ville, ici le Bay Bridge, et le centre-ville à gauche.

Dans l'après-midi, le MOMA (Museum Of Modern Arts). Sympa, surtout l'exposition retrospective sur l'évolution de l'implication du public dans le travail de l'artiste. Par exemple, un stand où chaque visiteur peut se faire photographier. But ? Former un mur de portrait, sans cesse mis à jour. Et à la fin de l'exposition, dans quelques mois, chaque photographié pourra venir chercher le portrait de quelqu'un d'autre.


Au lit !

Samuel

dimanche 21 décembre 2008

San Francisco, suite

Hey les copains!

Entre deux soirées complètement lessivées par les levers matinaux et les longues marches, je trouve quelques dizaines de minutes pour vous mettre à jour ce compte-rendu.

Mardi dernier, 17 décembre, début de la matinée par une petite marche dans le Golden Gate Park. Rempli de sans-abris. Impression confirmée.


Et arrivée autour des deux musées principaux : California Academy of Sciences et le DeYoung Museum. Le premier sera pour dans quelques jours. Et le DeYoung pour aujourd'hui.

Architecture extérieure originale et intéressante. Tour de 9 étages, superbe vue.


Niveau exposition, on a eu droit à un ensemble très varié, en peinture et sculpture. Notamment ces incroyables assemblages d'Al Farrow. Des lieux de cultes sont formés par des ensembles d'armes, de munitions, etc. Message peu original mais toujours pertinent. Et forme unique, en revanche.
Et aussi une exposition exclusive de nombreux costumes de Yves Saint-Laurent.

Quelques toiles réalistes impressionnantes.


Plus tard dans l'après-midi, le Palace of the Legion of Honor. Moins passionant, plus tourné vers le 16-17ème siècles.

Un poil de contemporain (à coup de Monet, Van Gogh, Picasso...) et aussi de superbes sculptures de Rodin.


A côté de l'ignorance culturelle des américains sur certains sujets, il faut bien admettre qu'ils nous attribuent quand même tout l'art qu'a offert notre vieux continent. Bien sûr, c'est le cas dans le milieu de l'art (et ce musée rempli en grande partie d'œuvres françaises, allemandes ou italiennes), mais aussi en général, voir même dans les clichés populaires.

Fin de la journée avec une petite ballade sur la côte avec vue sur le Golden Gate.


La fatigue a raison de moi. Je vous en dis plus bientôt.

A bientôt !

Samuel

jeudi 18 décembre 2008

Un peu partout dans le monde

Hey les amis !

On s'est quittés avec la vidéo de la Fudgerie à Saint Louis, où j'étais pour les courtes vacances de la Thanksgiving. Retour à Truman.

Résumé rapide des deux semaines suivantes:
Petit exposé, bouclage de deux grosses dissertations, rédaction d'un travail de groupe, soutenance orale pour ces trois travaux, derniers cours, weekend d'au revoir avant la semaine d'examen, pendant laquelle tout le monde s'en va à son rythme, en fonction des "finals" que chacun a. Pour moi, c'était jusqu'au vendredi. 3 examens, deux de réussis, un complètement raté (incompréhension d'une subtilité des consignes... bref). Au final, j'ai entre B- et A dans mes matières (entre 13 et 16). Et puis avant tout un peu d'émotion qui s'amasse quand on réalise qu'on quitte un lieu, mais surtout des centaines de personnes avec qui on a partagé des moments inoubliables. C'était la première vraie expérience de ce style pour moi.

J'ai quitté Kirksville samedi dernier, 13 décembre. Presque 4 mois, jour pour jour, après mon arrivée. Quelques jours à St Louis donc, toujours dans la famille de mon pote Andrew. Un peu d'occupations, un spectacle de son ancien lycée (qui a une gueule d'université luxueuse pour le français que je suis).

Et visite inévitable de l'Arche, emblême de la ville. J'avais loupé le coche pendant les vacances de Thanksgiving, à cause de files d'attentes incroyables. Ici, moins de monde. Personne, en fait. L'occasion aussi de visiter le musée en dessous de l'Arche, sur l'exploration de l'Ouest au début des années 1800. Les USA ont un peu d'histoire, quand même.

Et puis l'Arche, donc. Environ 200 mètres de haut. Divertissant.


Mardi 16, on quitte le sol de St Louis vers 10h du matin, sous la neige.

5 heures plus tard, avec un peu de retard, arrivée à San Francisco. Beaucoup de nuages sur le trajet donc pas mal de paysages ratés, mais on est pas passés à côté des Rocheuses, et surtout d'une bonne demi-heure au dessus de toute la Baie de San Francisco, la "Bay Area". Impressionnant, beau, naturel, riche.


Premières impressions de la ville avec la navette qui nous transporte depuis le sud jusqu'au centre de San Francisco. C'est coloré, mais en même temps ça ressemble presque à une ville d'Amérique du Sud, avec des étendues de maisons basses, aux teintes beiges. Étrange.

Arrivée du métro, toujours autant de couleur, et une grosse surprise. Sans crier gare, on se retrouve dans ce qui s'avèrera être un quartier porto-ricain ou péruvien. Et on dirait bien aussi un quartier assez pauvre, presque dangereux. Difficile de passer à côté de la masse de sans-abris. Et aussi de personnes qui ne semblent pas vraiment mendiantes, mais clairement pauvres.

Le temps d'un trajet en bus, on arrive près de notre destination. L'ami de Mélanie, Nate, habite avec deux colocataires dans Castro, le quartier gay & lesbien de la ville. C'est une part de l'histoire et de la culture ici.

Même la bibliothèque municipale compte une zone spéciale.

Aujourd'hui, longue marche le long de Market Street, surement la rue principale de San Francisco. On passe de quartiers franchement pas luxueux au centre avec les magasins à la mode. Sur le chemin, passage obligé pour moi par les nombreux magasins hip hop. Je me rappellerait surtout de cette boutique avec des fringues hip hop de marque totalement inconnues, avec en arrière-fond les costars colorés, le tout tenu par un type d'Europe de l'Est. Ambiance mafia. Quelques mètres plus loin, la mairie. On dirait un palace.


Bout du périple : le gigantesque hall commercial Westfield San Francisco Centre, ses 400 boutiques sur neuf étages. Wow. Nouvelle confirmation que cette ville est américaine, c'est à dire multi-ethnique, mais peut-être encore plus ici. Tout simplement, San Francisco est un trait d'union entre les US et l'Asie d'une part, et l'Amérique du Sud d'autre part. Bref. Dernier étage du Center sous un sublime dôme.

En principe, le but de la marche était d'atteindre l'office du tourisme pour choper un pass bien pratique pour visiter la ville. Retour avec un des trams (la légendaire ligne F). Nouvelle curiosité : odeur très lourde de sueur presque sucrée, plus de la moitié de la navette est occupée par ce qui semble être des sans-abris. Peut-être, tout simplement, que je rencontre finalement le vrai visage des USA.

Petite sieste et soirée avec les colocataires de l'appart. Ballade en taxi et on se retrouve dans un loft improvisé dans une sorte de vieil hangar (warehouse en anglais). Chambres de fou, bateau accosté, petite zone home cinéma, piano et orgue, décadence créative. Bonnes discussions avec une population très jeune (23 ans en moyenne), sortie de la fac depuis un ou deux ans et vaguant dans la vie, à coup de job de quelques mois. Enfin, ça ne déconne pas non plus, quand par exemple je rencontre 4 ou 5 types bossant chez Google ou un autre qui vit en tenant un blog d'architecture à 2 millions de visites par mois. Evidemment, tous ces types baignent dans un environnement multiculturel (quel plaisir de retrouver enfin des fans d'électro !) et sont clairement libéraux, progressistes. Ca change. And that, that's nice.

Beaucoup de choses de prévues pour les prochains jours. Je vous raconterai.

Donnez-moi de mes nouvelles !

Samuel

lundi 8 décembre 2008

Vivre dans l'instant

On s'amuse bien, des fois, en cours.